L'ascension vers l'orage
En prenant le sentier pour tutoyer le ciel,
Je ne peux me poser, le chemin est cahotant,
Je monte par l'ubac vers les pâturages d'été,
Là-haut la neige de Mai m'attend sur son sommet.
La montée est heureuse, au flanc du vert coteau,
Les isards des Pyrénées logent dans ces châteaux,
Et sautent légers comme des oiseaux sans aile,
Alors je chante avec le soleil cette pastourelle.
Refuge de l'aigle, ces montagnes escarpées,
On y cherche l'angélique aux feuilles effrangées,
Sur les rudes à-pics se dressant fièrement,
Malgré les durs assauts que lui livre le temps.
Le roc qui me soutient de sa poigne robuste,
S'unit étroitement à la falaise vétuste,
Sur la pente, un éboulis et de la neige durcie
M'offre une dangerosité née de ses replis
Tandis qu'un vent froid me souhaite la bienvenue,
Je traverse si étonné mon pays inconnu,
En quête de curiosité, pourquoi s'empêcher,
Dans le chaos détonnant des mes pensées,
D'oublier les dangers qui frappent mon chemin
Regarder la beauté et se surprendre en vain,
Nul ne verra , tandis qu'éclate l'orage,
L'ombre de la peur passer sur mon visage.
timilo
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la plus grande faiblesse de la pensée contemporaine me parait
résider dans la surestimation extravagante du connu par rapport à ce qui reste à connaitre. André Breton
( L'amour fou)

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