Sur la fin de son périple journalier, le soleil sommeillait,
Et déjà les ombres se prononçaient d'encre de Chine,
Quand l'horizon lointain de rouge s'empourprait,
Le vent de la nuit bruissait dans les cimes divines.
La nature tirait doucement la couverture de la nuit,
Pour abriter dans son voile épais le sommeil des oubliés,
Ceux qui n'ont aucun lit pour rêver et qui sont privés de nid,
Et qui pensent que seul la mort viendra un jour les délivrer.
Rêver de la fin en ayant faim tout le long du passage,
Croire qu'une fois là-haut dans le grand paradis blanc,
Le bonheur ne les quitterait plus, puisqu'ils ont été sages,
Ils ont bien respecté le riche , ils en avaient fait le serment.
Pourquoi donc jouir des richesses ici bas, si rien n'est beau pour eux,
La misère ,c'est toujours de leur faute si elle ne les quitte jamais,
Généreux le riche est bienveillant, mais il trouve cela avantageux,
Pour cette raison il prie pour que cet ordre ne soit jamais inversé.
Je regardais le bel astre orangé fondre dans l'abîme des cieux,
En pensant que ce halo est rose pour certains et pour d'autres noir,
Lorsque ce grand éclat de pensée vint me frapper les yeux,
Pour me donner le coeur d'écrire dans les pas des oubliés jusqu'au soir.
Les rêves seraient-ils, les fleurs mystiques des pauvres gens,
Ne poussant que dans les têtes de ceux qui s'adressent aux cieux,
Elles fleurissent dans la douleur et n'apparaissent qu'au paradis blanc,
Là où personne ne viendra contester l'autorité de Dieu.
Timilo




la plus grande faiblesse de la pensée contemporaine me parait
résider dans la surestimation extravagante du connu par rapport à ce qui reste à connaitre. André Breton
( L'amour fou)

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