Ma petite marche quotidienne
L'aube intelligente a déposé les barrières,
Des grands champs d'herbes folles et des petits jardins,
Remplis de légumineuses et de vivrières,
De menthe poivrée et bleus Romarins.
Avril, ce matin parachève mon rêve,
Dès le point du jour quand le coq a chanté,
On dirait qu'au portail de l'orient se lève,
Le visage ébloui d'un printemps oublié.
Par un matin de rosée, que rien ne dérange,
En se réveillant, mon esprit s'attarde à la vie
Mille parfums grisants , mille formes étranges,
Animent tendrement ma marche contre l'ennui.
Autour des vieux ceps,des ronces et jachères,
Le chient-dent fougueux étouffe ses environs,
Et le puits sans margelle où les pierres meulières,
S'écroulent sous l'assaut des fougueux liserons.
Image après image alternant en cadence,
Évoque un défilé d'arbres et de fleurs,
Allant, venant , suivant le rythme d'une danse.
Où se fondent les sons, se mêlant aux couleurs.
J'apprécie ce bienfait cette fois encore
L'âme nue courant vers la lumière de ses pas agiles,
Je marche sur ce bonheur le coeur rempli d'or,
Mes pas ne sont point vaincs, ma dépense est utile.
timilo
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la plus grande faiblesse de la pensée contemporaine me parait
résider dans la surestimation extravagante du connu par rapport à ce qui reste à connaitre. André Breton
( L'amour fou)

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