Avant
Un rêve
Musicien des airs qui s'émancipent, le vent
S'agite; un cerf-volant plane tel un condor,
D'une maison bleue qu'un vieux tilleul décore,
Près de la porte, s'amuse un grand enfant.
Il est heureux les oiseaux suivent son cerf-volant,
Le vent sourit d'éphémères bises sur la joue,
Sous le auvent, ses mains, me semble-t-il, secouent
Des tiges de lumière aux pampres du couchant.
Sa tête blonde vers son ciel bleue s'est tournée,
Son rêve de voyage immuablement lié,
Il est comme Icare pensif, déterminé,
Plein de désirs, voulant bousculer sa destinée.
Le vent souffle dans les ailes, venant de l'orée
De ce grand bois qu'on voit au bout du chemin blanc
Là d'où provient ce fameux courant ascendant
Qui fait danser le cerf-volant, le fait grimper.
L'enfant qui porte au seuil de ce même horizon,
Ce rêve heureux, vouloir des ses ailes voler,
C'est moi, prisonnier le temps de ma pensée,
Dans l'émouvante ferveur de cette douce saison.
Actuel
Timilo
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la plus grande faiblesse de la pensée contemporaine me parait
résider dans la surestimation extravagante du connu par rapport à ce qui reste à connaitre. André Breton
( L'amour fou)
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